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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 16:27
Bilan 2014 - la terre a bougé sur son axe

Janvier : Je termine mon bilan de compétence.

Il est conseillé et pris en charge par ma boîte... ce qui n’est jamais bon signe. Je n’ai pas trop d’espoir pour un avenir professionnel en dehors de mon boulot actuel, dans ma région... mais je profite de cette occasion quand même.

Le bilan de mon bilan me prouve que j’avais raison. J’ai tout intérêt à rester à ma place le plus longtemps possible. Qui vivra verra !

Février : Nous profitons d’un week-end en amoureux, offert par Léomath pour mon anniversaire, en laissant Miniléo à belle-maman.

Je vois ma psy pour la première fois. Heureuse décision et bon choix de professionnel !

Mars : Miniléo prend l’avion pour la première fois, direction Noël décalé dans ma famille !

Avril : Voyage de noce à Cuba !! On laisse Miniléo pendant 2 semaines à mes parents. La séparation est difficile mais en vaut la peine. Le pays est dépaysant (sic), magnifique, tragique, coloré, flippant, attachant, musical... et le séjour bien trop court pour tout appréhender. Nous rentrons le jour de l’anniversaire de Miniléo qui est très surpris de nous voir sur le quai de la gare, met plusieurs minutes avant de nous sourire et encore plus avant de babiller.

Mai : Notre 2e mariage, dans mon village avec ma famille. Léomath apprécie la journée, ma famille et surtout la soirée off avec mes cousins, une guitare, des bières et des vieilles chansons qui lui plaisent ! Ouf !

Reprise de l’avion avec Miniléo pour une fête chez ma soeur... et ses tous premiers pas en Bretagne !! Sans son papa... l’avait qu’à venir !

Juin : Festival de fanfare de Montpellier... 2 jours de folie et cette impression qui reste : celle d’avoir touché du doigt ce que connaissent les stars sur la scène face à un public de fans ! Grandiose !

Juillet : le mois se déroule tranquillement. Naissance de mon 6e neveu (contre une seule nièce, où est la parité ??)

Août : 1 semaine sans Miniléo que nous emmenons chez belle-maman... 1 semaine qui se termine sur une engueulade mémorable avec Léomath, l’impression que sans notre enfant, plus rien ne tient notre couple... souvenir misérable d’une séance chez le coiffeur que je passe à pleurer comme une madeleine... honte.

On se réconcilie avant d’entamer notre semaine de vacances tous les trois dans la famille de Léomath.

La 3e semaine, Silas et moi rejoignons une copine et sa famille au bord de la mer. Super moment où on a enfin du temps pour parler toutes les deux. Très agréable.

Vacances assez étranges, parce que découpées et lourdes en kilométrages... mais bon, on a eu Cuba plus tôt, on ne va pas trop se plaindre !

A la fin de ce mois-ci, excellente nouvelle, j’apprends que je suis enceinte ! Je suis tombée enceinte en 2 mois, beaucoup plus vite que pour Miniléo ! Le terme est le même que pour lui, à 2 jours près ! Au niveau timing, je trouve ça génial ! Léomath et moi sommes super heureux !!

Septembre : escapade à la capitale et sa région pour Miniléo et moi, pour apprendre à connaître les nouveaux bébés de la famille... et leur apprendre la bonne nouvelle !

Octobre : ma grossesse se passe bien, peut-être trop... je ne ressens pas les symptômes habituels, pas de fatigue, pas les seins qui gonflent etc.

Echo du premier trimestre... et tout s’effondre. Il y a suspicion de trisomie... on enchaîne directement sur une écho morphologique plus approfondie qui nous apprend qu’il y a plusieurs malformations (cardiaques, bec-de-lièvre etc.).

On nous conseille fortement de faire une biopsie du trophoblaste qui peut se faire tout de suite au lieu d’attendre l’amniocentèse qui ne peut se faire que 2 semaines plus tard. Nous acceptons et nous recevons l’appel de mon gynéco 2 jours plus tard qui nous dit que les résultats ne sont pas bons. Il ne s’agit pas de trisomie, mais de malformations très lourdes. Il nous laisse le week-end pour nous décider : IVG dès le lundi... (on est dans la dernière limite), ou on attend de voir l’évolution, la fin des résultats de la biopsie et on entre ainsi dans l’IMG (interruption médicalisée de grossesse), ce qui veut dire qu’on lâche les rênes. La décision d’interrompre ou non la grossesse ne nous appartiendra plus.

Léomath est très sûr de ce qu’il veut, la décision me semble assez naturelle également, mais j’ai besoin qu’on me conforte dans mon choix. Nous optons donc pour l’IVG. Le gynéco m’apprendra après l’intervention que le coeur du bébé avait déjà arrêté de battre.

Entre l’écho du 1er trimestre et l’IVG, il n’y aura eu que 10 jours ! En ce qui me concerne, les 2 premiers jours auront été terribles. Même si j’étais inquiète à cause des symptômes, j’étais malgré tout assez confiante, vu ma grossesse précédente. Pour la suite, on a été très bien suivi par mon gynéco qui a été super présent, à l’écoute, humain.

10 jours après l’IVG, lors de la visite de contrôle, mon gynéco m’a donné les derniers résultats de la biopsie : le foetus avait une malformation génétique, il nous conseille fortement de faire notre caryotype à tous les deux et de voir un conseiller en génétique. Mais il est également rassurant, vu qu’on a déjà Miniléo et qu’il est en bonne santé.

Novembre : le mois se passe assez sereinement, malgré la visite de mes parents puis de belle-maman... ils étaient déjà tous venus en septembre et octobre... trop de parents, ça l’fait pas !

Décembre : les résultats de nos caryotypes tombent. C’est moi qui ai une malformation génétique. La moitié d’un des bras de mon chromosome 11 a été inversée avec celle du chromosome 21. Rien de grave pour moi, les chromosomes sont au complet et fonctionnent convenablement... le seul souci c’est pour la reproduction.

Trois possibilités au moment de la séparation, selon les parties des chromosomes 21 et 11 qui formeront le foetus :

- soit c’est la bonne partie des chromosomes 21 et 11 et là, tout va bien

- soit ça prend deux fois : «moitié 11 - moitié 21», ce qui est mon cas et qui est donc problématique pour la reproduction

- soit ça prend la partie totalement foireuse et ça peut donner : 3 «moitiés» de 21 et une de 11, ou alors trois «moitiés» de 11 et une de 21. Et c’est là que ça ne va plus : fausse couche plus ou moins précoce, ou décès quelques jours après la naissance... en tout cas, le bébé n’est pas viable.

Nous souhaitons toujours avoir un 2e enfant. Léomath comme moi, n’arrivons pas à imaginer une famille avec un seul enfant. Aussi bien pour Miniléo que pour nous. On sait maintenant que ça ne sera peut-être pas possible, mais nous voulons au moins essayer.

Quelles sont nos options alors ?

1) tenter naturellement. Ce qui veut dire moins d’une chance sur deux que l’enfant soit viable. Moins d’1 sur 2 parce que malheureusement, l’expérience prouve que la séparation se fait plus souvent dans le mauvais sens (3 moitiés de l’un, contre 1 seul de l’autre). Ca veut dire qu’il faut que je tombe enceinte (ce qui n’est déjà pas gagné vu que je vais avoir 37 ans), et que la fameuse écho du premier trimestre sera déterminante, et sera de toute façon suivie de l’artillerie lourde au niveau des tests pour savoir s’il doit y avoir interruption ou non. Les 3 premiers mois de cette grossesse seront très très étranges...

2) La 2e option, c’est de faire un DPI (Diagnostique préimplantatoire), c’est-à-dire une FIV où on «trie» les embryons selon le nombre de chromosomes 21 et 11. Le souci, c’est que comme pour toute FIV, il n’y a que 30 % de réussite... et ça veut dire un traitement long et lourd pour moi. Et à l’inverse de ce que l’on pensait, cette méthode ne permet pas de savoir si le bébé sera porteur de la même anomalie que moi. On peut juste savoir si le nombre de chromosome est anormal et donc dangereux pour la vie du bébé.

Dans un premier temps, nous avons plutôt envie de tenter la méthode naturelle. Selon comment ça se passe, il est possible que l’on passe à l’autre. Histoire à suivre...

Et Miniléo, il est dans quelle situation ? La première (tout va bien) ou la deuxième (comme moi, ce qui veut dire que la reproduction sera problématique) ? Le problème c’est qu’on ne peut pas le savoir pour le moment. On ne peut pas faire de caryotype sur un enfant si ça vit n’est pas en jeu. Lui seul pourra faire la démarche à sa majorité, si et quand il le souhaite. Ce qui veut dire qu’on devra lui parler de cette possibilité de malformation... sans savoir. Moi je me dis qu’on verra d’ici là. Mais Léomath en est malade. Il ne supporte pas l’idée de ne pas savoir, ni de ce qui attend Miniléo. Moi au moins, je ne savais pas, ça m’est tombé dessus à 36 ans... ! Mais le savoir dès l’adolescence, dès le début d’une relation amoureuse, c’est pas pareil... Bref, il se fait beaucoup de films... noirs. Et se dit que si on pouvait éliminer ce risque dès maintenant, ce serait beaucoup plus facile à vivre ! Et s’il a effectivement la malformation, eh bien il sera temps de réfléchir à la meilleure stratégie pour qu’il le vive le mieux possible.

La fin de l’année a donc été riche en nouvelles qui font appréhender l’avenir différemment. Je m’inquiétais de vouloir très (trop ?) fort une fille... si un petit garçon veut bien atterrir dans nos vies, je serai plus qu’heureuse de l’accueillir à bras ouverts !

Published by moi - dans bébé avenir
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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 16:28
2 semaines

Dans 5 jours, il faudra que je laisse Miniléo à mes parents pour 2 semaines.

C'est notre choix et pour une heureuse raison : on part en voyage de noce à Cuba !! On a pris la décision en octobre dernier, et à ce moment-là, la séparation ne me semblait pas terrible.

C'était pour "dans longtemps" et puis mine de rien, on avait encore un minimum d'interactions avec lui. Je sais que cette dernière phrase peut choquer, mais comme je le disais à ma soeur il n'y a pas si longtemps, avec Miniléo, plus les jours passent, plus j'apprends à le connaître, plus je m'attache à lui, plus il y a d'interactions (justement), plus je l'aime... pour résumer.

Et le départ approchant, je me dis que ça va être difficile. Surtout pour lui, j'imagine, puisqu'il n'a pas la notion du temps et qu'il ne sait pas qu'on va revenir, quand etc., mais je commence à avoir l'estomac qui se serre en pensant à cette séparation.

J'ai toute confiance en mes parents, je sais que Miniléo sera bien avec eux. Mais il les connaît peu. Vu qu'ils habitent très loin de nous et en prévision de ce séjour, j'ai passé une semaine avec lui, chez eux, pour qu'ils reprennent le contact et découvre leur maison.

Me dire que Miniléo ne sera plus dans son univers (sa maison, la maison de la nounou), entouré des gens qu'il voit tous les jours (nous, la nounou, les autres enfants gardés avec lui), et que pendant 2 semaines il n'y aura plus : nos jeux, nos moments dans le bain, nos chants, ses jouets, le chat etc. pffffiou ça me fait bizarre.

Je sais parfaitement que c'est normal, que ça va bien se passer et je ne regrette pas notre choix, d'autant que je pense que ça va nous faire du bien à Léomath et moi. Et je sais aussi que même si certains soirs seront difficiles, de façon générale, Miniléo aura la pêche et sera tout sourire, comme toujours.

Mais mon coeur de maman se serre.

Et je me demande comment se passera notre retour, comment il va réagir. D'autant qu'il sera sportif ce retour. Déjà, on rentre le jour de son premier anniversaire, mais on arrivera tard... ce n'est même pas sûr qu'on le voit... gloups, si y a pas moyen... !

On aura 2 jours pour se retrouver et nous remettre du décalage horaire ... 2 jours chargés aussi, sûrement, puisque le 3e jour sera celui de notre 2e mariage, avec ma famille, dans mon village donc. Comment va-t-il vivre ce grand événement, comment va-t-il accepter de nous partager avec tant de monde (125 personnes à table... 200 au vin d'honneur ?).

Je pense qu'il faudra attendre le mardi suivant pour nous retrouver vraiment, grâce à notre quotidien rassurant...
Vivement les vacances, mais vivement le retour aussi !!

7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 12:20
2 mois et des brouettes

Petit retour en arrière... J'ai écrit ça en juillet dernier.

Miniléo a déjà 2 mois. J'ai souvent lu/entendu/vu des gens dire : rooo lala, je ne me souviens plus de ma vie d'avant enfant, j'ai l'impression qu'il a toujours été là ! (ça marche aussi au pluriel). Je trouvais ça un peu bateau et niaiseux ! Je vais donc éviter de le dire... mais... hum hum.

Qu'est-ce que ça change dans notre vie, dans ma vie ? A la fois tout et rien.

Une fois l'allaitement mis en place, et le départ des gens venus nous voir, une certaine routine s'est installée. Les premières fois où j'ai dû aller à un rendez-vous avec lui, ça a été sportif !! Comment me débrouiller pour que Miniléo soit prêt, lavé, le ventre plein en étant à l'heure au rendez-vous ? Mais maintenant ça va, je suis rôdée. Et puis il y a les journées plus calmes où je me cale sur son rythme : sorties landau et/ou voiture pour les courses ou autres.

Lorsque mes parents étaient là, ils nous ont proposé de nous garder le bébé un soir pour qu'on sorte que tous les deux. Miniléo avait 2 semaines.
J'ai pas super bien vécu la soirée... c'était très étrange en fait, j'étais comme dans une bulle. Mon cerveau était très content qu'on sorte en amoureux et se disait que c'était bien qu'on se retrouve, qu'on ne soit pas que des parents, enfin surtout que je ne sois pas qu'une maman, que je puisse continuer à avoir une vie à part aussi... important pour moi.
On s'est juste fait un resto, très sympa d'ailleurs et Léomath était en verve. Mais moi, je n'arrivais pas du tout à me mettre dans la soirée, je ne parvenais pas à me concentrer sur ce qu'il disait, ni sur le resto ou même mon assiette. J'avais une partie de mon cerveau en mode "maman" qui se demandait ce que je foutais-là. Ce que me racontait Léomath m'intéressait que de très loin, moi j'avais envie de lui dire ce que le bébé avait fait dans la journée (c'est-à-dire pas grand chose, à 2 semaines...) ou ce que j'avais fait avec mes parents... ce qui ne passionne pas vraiment mon grand Léo. J'étais en total décalage par rapport à lui et j'ai eu un mal fou à lui expliquer.

Depuis ça va mieux. Notre 2e et dernière soirée en amoureux c'était pour le concert de Leonard Cohen à Paris et j'ai été bien plus dans la soirée ! On a même pu faire un rab dans un bar avant de rentrer.

Pour le moment, nos soirées sont assez identiques à l'avant-Miniléo. Léomath rentre du travail, on mange en se regardant une série, soirée tranquillou. Au début Léomath devait beaucoup (tout est relatif) aider parce que les tétées ne me permettaient pas de préparer à manger. Mais maintenant tout va bien pour le grand Léo, je peux de nouveau tout gérer (c'est mon côté langue de p*te qui ressort).

Ce que ça a changé pour nous en tant que couple. Je dirais pas grand chose. On a toujours nos périodes tendues où je suis agacée d'un rien (eh oui... psy ou pas, elles sont toujours là... peut-être moins fortes, moins longues et peut-être suis-je un peu moins butée et catégorique qu'avant... peut-être) et nos périodes où on communique, on se dit les choses naturellement et où tout va bien en somme.

Etant en congé maternité, je suis à la maison tout le temps et donc il est difficile d'aider Léomath à faire ce qu'il ne fait pas naturellement : mettre la main à la pâte. Pareil pour le bébé, il veut bien faire des gouzi-gouzi de temps en temps (de plus en plus avec l'éveil de Miniléo), mais pour ce qui est des soins donnés au bébé... pffffffiou !! J'essaie de lui garder un bain à donner par week-end... mais il lui semble impossible de le faire seul, alors que j'aimerais qu'ils partagent ce moment privilégié à deux. Et pour ce qui est des couches... comment dire, après plus de 2 mois, Léomath a changé 6 couches... dont 2 seul et jamais sur une proposition spontanée de sa part. Soupir... !

La reprise de mon travail l'inquiète beaucoup, c'est lui qui devra se charger de Miniléo le matin... ça veut dire sûrement se réveiller plus tôt qu'il ne le souhaiterait, s'occuper un minimum de lui : lui donner à manger, le changer et l'emmener chez la nounou. Etre suffisamment réveillé pour faire tout ça, sachant qu'en temps normal, pour commencer son travail à 9h30 (à 20 mn de la maison), il se lève vers 9h35...
Du coup, la reprise de mon travail m'intrigue sur sa façon de gérer les choses. Ca ne se fera sûrement pas comme je le rêverais, il ne va pas devenir lève tôt et efficace de bon matin d'un coup de baguette magique, mais il sera bien obligé de gérer un minimum et ça, c'est cool !
Par contre, pour ce qui concerne ma partie : levé vers 6h15, 2h de voiture par jour, sûrement la tête dans le fondement (une semaine tout juste après le mariage), le stress, l'inquiétude et la tristesse de quitter Miniléo + retrouver un travail dont j'ai quasiment tout oublié... eh bien, je n'y pense pas ! :-D A quoi bon ? On avisera le moment venu.

Je me cale sur le rythme de Miniléo. Le matin j'essaie de me lever une heure après sa dernière tétée, histoire d'avoir le temps de manger et de me laver avant qu'il ne se lève. Et j'y arrive bien depuis ses 3-4 semaines. Idem pour le fait de dormir chacun dans sa chambre. J'ai retrouvé la chambre conjugale après le même temps et j'en étais bien contente. Je ne me lève plus que pour les tétées et hop, chacun dans son lit. Personnellement, je dors mieux et pour lui ça ne change rien.

Ca fait 3-4 semaines maintenant que Miniléo est dans la communication : les vrais sourires, les gazouillis etc. ça change tout au niveau de l'interaction et de l'intérêt tout court. Le premier mois m'avait semblé un peu long, j'avais l'impression

3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 15:45
Un début de solution

Je crois que ce qui pourrait me faire avancer dans mon couple c'est de me dire que l'homme et la femme sont différents... ouais, faut revenir aux fondamentaux.

Il y a des avancées, la femme se libère un peu, l'homme fait plus de choses dans la maison, mais au final, la femme a toujours une charge de travail bien plus élevée que l'homme.

Si déjà j'arrive à me mettre ça dans la tête, je me sentirais peut-être un peu moins spoliée au quotidien...

Je me rends compte que chez mes amies, qui me semblent être mieux loties que moi en moitié mâle... la balance est en fort déséquilibre également, mais elles le vivent plus ou moins bien selon leur degré d'acceptance (non ça ne se dit pas ?) et selon les moments aussi, j'imagine. Et surtout, certaines parviennent à demander à leur homme de faire telle ou telle chose par la douceur...
J'ai tellement de mal, moi. On m'a dit, parfois, que j'étais un peu trop brut de décoffrage, que je ne savais pas enrober les choses, que je fonçais trop dans le tas... ça doit être exactement ce qui m'empêche de demander avec moult sourires et courbettes à Léomath de bien vouloir donner le goûter à Miniléo parce que vois-tu, tu glandes sur ton ordi depuis que tu es levé (à 14 h) alors que je m'en occupe depuis 6 h ce matin, et puis j'ai une lessive à étendre, l'autre à plier et puis les courses à faire ainsi que etc. etc. etc.

Et puis je n'aime pas demander, certainement de l'orgueil mal placé, mais bon merde, on est deux dans le même bateau, non ? Il a des yeux pour voir.

Bref. Plus ça va, plus je me rends compte du nombre de femmes qui souffre de ce même déséquilibre qui m'énerve !!! Alors certes, ça ne fait pas avancer mon problème, mais ça me rassure. J'ai moins l'impression d'être avec l'homme le plus larvesque de la terre, j'ai moins l'impression que notre couple est voué à l'échec à cause de ça.

Du coup, je me dis : ah ok, c'est partout pareil à des degrés divers en fait.

Ca me fait voir les choses un peu différemment. Ca me permet de relativiser un peu et de me dire, ah oui, pour "ça" Léomath est limite pire, par contre, "ça" il ne le fait pas du tout et heureusement parce que je ne supporterais vraiment pas !

Du coup, je me dis que ça peut m'aider à ne pas m'attaquer au problème dans son ensemble pour l'éradiquer, bam ! Mais à prendre les choses une par une et évaluer le taux de gravité selon moi :-)

Prochaine étape : annoncer à Léomath qu'il va dorénavant faire sa propre lessive.

Il me reproche souvent de me plaindre alors que rien ne m'oblige à en faire tant. Que lui a un seuil de tolérance bien plus bas que le mien, alors pourquoi est-ce qu'il ferait des choses qu'il ne faisait même pas quand il était célibataire (MAIS PARCE QUE TU N'ES PLUS CÉLIBATAIRE !!!!). Il attendait toujours le dernier moment pour s'attaquer à son linge (notre première sortie à 2, après les tous premiers rendez-vous, ça a été à la laverie automatique... véridique et pas un bon souvenir... j'aurais dû me méfier !)... eh bien qu'il retrouve ses bonnes vieilles habitudes de célibataire.

J'y arriverai peut-être d'ici 22 mois, vu mon efficacité à mettre en place ce genre de choses.

Je pense que ma nouvelle psy va m'aider dans ce sens... si on arrive à se voir un jour.

Le premier rendez-vous a été raté, par sa faute. Elle avait noté le mauvais jour (échange par mail clair... notage dans son agenda pas clair).

Le 2e rendez-vous, gratuit du coup, s'est très bien passé. Je lui ai fait un tour d'horizon des protagonistes, on s'est bien comprises et les pistes de travail ont été établies. Elle est directe, chaleureuse... j'ai un bon feeling.

Le 3e rendez-vous a été raté également, par ma faute cette fois. Je me suis emmêlée les pinceaux entre l'heure de rendez-vous et l'heure à laquelle je devais partir du boulot... Un acte manqué ? Je ne pense vraiment pas parce que je réfléchissais depuis 2 jours aux sujets que je souhaitais aborder avec elle, notamment sur nos 2 semaines de voyage de noce... les vacances étant toujours un moment délicat à passer. Et beh du coup, on se reverra après... dommage...

Cette lente prise de conscience (déséquilibre des tâches tout ça) ne me permet pas du tout de me détendre du slip au quotidien, pour le moment... mais j'ai quand même l'impression que ça va dans le bon sens.

19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 16:52
Lueur

Demain j'ai rendez-vous chez une psy… une autre.

Pourquoi reprendre rendez-vous après un an et pourquoi chez une autre ?

J'ai repris rendez-vous pour gérer mon agressivité, encore et toujours. Pour apprendre à juguler le besoin irrépressible qui me vient de gueuler quand Léomath m'énerve, dit quelque chose qui ne me plaît pas etc. D'autant que je me rends compte que lorsque j'ai l'impression de vaincre cette envie de gueuler… je pallie à la colère par de l'ironie blessante, méprisante… c'est vachement mieux !

Léomath… parce que c'est essentiellement avec lui que je réagis comme ça. Je sais l'avoir fait en famille. Au moment où je la voyais beaucoup plus, ma famille, et au moment où elle était très importante, parce que j'étais célibataire. Je sais l'avoir fait ponctuellement avec des amis proches… En gros, faut pas m'approcher de trop près !

Plus j'aime, plus je mords. Je sais que c'est avec nos proches qu'on est le plus naturel, qu'on se relâche… mais ça ne veut pas dire que tout est permis. Je veux apprendre à reconnaître les rouages qu'il y a derrière ces réactions animales et apprendre à les détourner.

Pourquoi avec une autre psy ?

Je n'ai pas réussi à établir de vraie discussion avec la dernière. Elle m'a permis de rester derrière un petit paravent, de parler des sujets brûlants en les effleurant, sans trop pousser, sans trop gratter. Je me sens davantage prête aujourd'hui à me frotter à eux, et j'ai peur de ne pas y parvenir si je retourne avec elle. De me retrouver dans notre relation "non piquante" où on restait un peu en surface.

Je veux recommencer à zéro, parler franchement des choses, qu'on me bouscule, me pousse dans mes retranchements, pour avancer.

Je veux établir clairement qui on est, Léomath et moi, notre passé, nos failles, ce qui m'agace, tout, pour établir une hiérarchie, voir ce qui est acceptable pour moi, ce qui ne l'est pas et du coup comment le changer.

Admettre que ce n'est pas dire du mal de Léomath si je parle de lui à ma psy, que c'est pour me faire avancer, que c'est pour du mieux pour nous.

Dans l'absolu, il serait bon qu'il fasse le même travail de son côté, mais je ne peux que lui suggérer… à lui de faire le pas quand il le sentira.

J'aurais aimé avoir affaire à un homme, pour avoir un autre avis que le mien mais il semble que ce soit une denrée rare par chez moi.

Est-ce à dire que rien a changé depuis tout ce temps ?

Non, au contraire.

L'arrivée de Miniléo a accentué les déséquilibres entre nous. La fatigue, l'impatience et les ressentiments de part et d'autre ont abouti à des prises de tête violentes, notamment le soir de Noël et quelques jours après mon anniversaire (qui s'est formidablement passé par ailleurs).

Cela dit, ces deux énormes crises auront eu deux points positifs en ce qui me concerne.

Lors de la première, j'ai verbalisé toutes mes craintes, mes inquiétudes quant à nos débuts, mes doutes… autant de sentiments ambivalents que je conservais tout au fond et qui me faisaient honte. J'ai lancé tout ça à la figure de Léomath dans un énorme ras-le-bol. Il a réceptionné le tout comme il a pu, ne comprenant pas bien d'où ça sortait.

Il a mis du temps à encaisser et a tenté de me montrer à quel point j'avais tort les jours suivants.

Et comme souvent, le fait de sortir tout ça m'a soulagée. Ce qui me semblait ÉNORME est devenu ridicule… et pfiout, oublié ! Ce qui a été bien plus difficile pour Léomath… :-/

La deuxième crise était davantage à l'origine de Léomath, c'est lui qui avait un gros ras-le-bol à son tour. Gros, le ras-le-bol. Je n'avais pas compris à quel point. C'est toujours moi qui gueule, qui ai des récriminations, des envies/besoins que les choses changent. Les crises partent de moi généralement… jusqu'à ce que lui s'énerve. Il met du temps à démarrer, mais après ça duuuure.

Sauf que là, je n'avais pas compris que son point de non-retour était atteint, que les tensions et prises de tête permanentes, il n'en pouvait plus. Qu'il était arrivé à une solution radicale, pour arrêter ça.

Wouhou ! La baffe !

Ca fait voir les choses différemment, rend les "menaces" extrêmement concrètes, réalistes, soudain. Un avenir tout pourri s'ouvre à soi et on se dit que non, définitivement, c'est pas ça qu'on veut.

Et du coup, si c'est pas ça qu'on veut, eh bien il faut trouver des solutions pour améliorer ce qu'on a.

Depuis ce séisme, ça va bien. Chacun fait des efforts, est à l'écoute de l'autre.

Mais je sais pertinemment que le train-train et la fatigue aidant, on va retrouver notre schéma de base.

D'où ma décision de rendez-vous avec une psy.

Jusqu'à la semaine dernière, je me disais que j'avais vraiment pris ce rendez-vous pour rien, que cette énorme crise nous avait fait un bien fou et qu'on avait trouvé notre rythme de croisière, mais un petit échange pas piquer des vers est venu me rassurer... !

Published by Moi - dans Couple
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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 14:46
Le partage des tâches

Le principal sujet de nos disputes, le sujet qui me fait partir dans les tours très vite, mon leitmotiv lors des engueulades... c'est le partage (inégal) des tâches.

Et pourtant, je ne suis pas très au clair avec ça.

La balance est déséquilibrée entre Léomath et moi. C'est su et reconnu par les deux partis. La plupart du temps je m'en accommode, voire, je m'enorgueillis de mon organisation, du dîner que je viens de faire (un vrai plat avec de vrais légumes et qu'en plus c'est bon et qu'en plus Léomath se ressert !), de m'occuper de Miniléo, du temps qu'on passe tous les deux etc.

Et puis je dois reconnaître que j'aime me sentir indispensable. Qui est-ce qui fait tourner cette maison, hein ? Qui c'est ?!

Mais justement, pour tout ce temps que je donne à la communauté (entendre nous 3), j'aimerais une reconnaissance spontanée et sincère de Léomath... chaque jour, pour chacune de mes œuvres ! Alors qu'il serait plutôt du genre à ne rien remarquer du tout et à s’enorgueillir quand il change une couche.

Ca c'est une partie du problème, l'autre c'est l'air du temps.
La femme doit être indépendante, se libérer de toutes ces tâches aliénantes pendant que l'homme au contraire, se modernise en prenant sa part efficacement et avec le sourire en plus.

Or, si une part de moi aime maîtriser, gérer, organiser, planifier ; une part plus importante encore est fainéante et ne demanderait qu'à déléguer.

J'ai du mal à assumer notre partage des tâches parce qu'il n'est pas vraiment de mon fait... il est essentiellement dû à l'inertie de Léomath et l'obligation que je ressens de faire les choses moi-même, vu qu'il me semble impensable de ne rien faire.

Mon moi naturel pencherait vers la modernité et l'équité, mais la réalité de mon couple me pousse à me bouger les fesses et il en découle une certaine fierté pour tout ce que je parviens à faire.

Du coup, il arrive très souvent que je sois occupée à une tâche ou une autre, légère, chantante, de bonne humeur et l'arrivée de Léomath casse mon élan. Il n'a même pas besoin d'ouvrir la bouche pour que je sois irritée. Sa présence suffit à faire remonter mon malaise : le fait que je sois en train de "travailler" et lui non (soit qu'il dormait ou jouait à un jeu vidéo), met le doigt sur le rôle que je pense que la société m'attribue : celui de la fille qui se laisse marcher sur les pieds, qui se fait exploiter par son mec.

Comment est-ce que je peux changer mon propre regard ?

La société a-t-elle des vues si tranchées ? Et même si c'était le cas, le problème vient de moi, de ma perception des choses, pas de la société.

Le problème vient également de Léomath qui n'en fout pas lourd, c'est un fait, mais on y travaille... lentement mais sûrement.

J'aimerais parvenir à modifier ma perception des choses. Réussir à accepter notre partage non équitable des tâches ménagères, ne pas rester schizophrénique sur le sujet : intérieurement prendre mon pied à faire des choses / extérieurement en vouloir à mort à Léomath parce que c'est moi qui fait tout dans cette maison !!

14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:36

 

La journée, je suis une maman plutôt zen et heureuse de vivre. Il faut dire que Miniléo est lui aussi un bébé zen, facile à vivre et à gérer...

 

L'été s'est super bien passé. Je craignais de trouver le temps long, mais non. J'ai aimé m'occuper de mon petit bout, le rythme cool qu'on avait, préparouiller le mariage en même temps, bouger un peu deci-delà, vacances obligent.

 

L'été terminé, le mariage (génial !) derrière nous, la reprise du boulot s'est passée comme une lettre à la poste. Miniléo a bien vécu la transition semble-t-il, même si c'est assez dur de le savoir à 4 mois. Il a juste fait une cure de sommeil la première semaine.

 

Moi j'étais super contente de retrouver mon travail et mes collègues, d'autant que l'ambiance est particulièrement bonne. Je sens que ça leur fait plaisir que je sois revenue et je dois dire que c'était assez inattendu et bien agréable. Ils ont répondu à mon invitation et étaient là au vin d'honneur du mariage. C'était une vraie surprise !!

 

Bref ! Je suis donc plutôt détendue du slip.

 

Et pourtant, toutes les nuits depuis la naissance de Miniléo lorsque je me réveille je suis sûre qu'il est avec moi dans le lit et que je viens de l'étouffer ou de le faire tomber ou alors que je vais le faire dans la seconde.

A chaque réveil, toutes les nuits...
Sachant qu'on ne dort même pas dans la même chambre.
Sachant que 9 fois 10, si je me réveille c'est parce qu'il vient de pleurer, dans la chambre d'à côté... il n'est donc pas dans mon lit...
Il y a des variantes, parfois je bondis à côté du lit, toute paniquée avant même d'être réveillée... parfois je m'assois juste.
Parfois je le cherche frénétiquement sous les draps.
D'autres fois il y a 2 Miniléo, l'un en plus mauvaise posture que l'autre... mais toujours de mon fait.

 

Cet été, lors de retrouvailles familiales chez mon frère, Miniléo et moi (sans Léomath donc) avons dormi dans la même chambre que mes parents. Dans la nuit, je me suis levée d'un bon, ai tiré le lit qui était collé au mur pour récupérer Miniléo qui venait de tomber !!!... dans mon rêve... pour de vrai il dormait dans son lit et n'a même pas été dérangé par mon boucan. Ca a réveillé ma mère qui se demandait bien ce qui se passait. Mon père lui m'a vu faire, il ne dormait pas. Par contre, il n'a pas compris comment j'avais réussi à me lever pour tirer le lit, sans marcher sur Miniléo qui était au pied du lit !!

 

En réfléchissant à ces flips nocturnes, je me dis que même si le quotidien se passe plutôt très bien, mon inconscient doit buter contre la très grande responsabilité que représente l'éducation d'un enfant et il a peur de ne pas être à la hauteur, de mal faire...
J'AI peur de ne pas être à la hauteur et de faire des conneries... graves... et je pense que je l'exprime comme ça, la nuit, en douce.
J'imagine que ce n'est pas forcément un mal. C'est peut-être un bon compromis ce jour/nuit. Ca évite que je file mon stress à Miniléo et montre que je ne suis pas totalement inconsciente de la lourde charge qui pèse sur mes épaules.

 

Par contre, vu que je me lève à 6h pour aller bosser et que monsieur Monfils me réveille une fois minimum pour manger ou autre... ce serait pas du luxe d'avoir une bonne qualité de sommeil.

Published by 100 000 vérités - dans Maman inquiétudes nuit bébé
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 13:22
L'accouchement

Notre petit bout a fait surface 2 jours après mon article, plus tôt que je ne le pensais donc et voici les réponses à mes propres questions :

Comment vais-je sentir que le moment approche ? Eh bien j'ai ressenti quelque chose d'inédit, depuis presque 9 mois en tout cas, une douleur de règles... je me suis dit que ça devait être le début des contractions
Vais-je enfin sentir les contractions ? Eh bien oui, j'ai senti la première vers 22h30 le 29 avril... et puis c'est allé crescendo
Est-ce que la poche des eaux va se rompre en premier ? Non, la sage-femme l'a percé sur la table d'accouchement
Serai-je seule à la maison ? Non, Léomath était là
Aurai-je le temps de faire le travail préparatoire à la maison ? Oui !! Et j'en suis fière et contente !
Avec Léomath ? seule ? un peu des deux ? Je l'ai fait seule dans la chambre, sans trop lui dire qu'il me semblait que c'était le "vrai" travail et que ça avait l'air d'avancer pas mal... de peur qu'il veuille qu'on parte tout de suite à la maternité et me disant que de toute façon il ne pouvait pas trop m'aider
Devrai-je l'appeler au travail ? Ben non, du coup
Est-ce que ce sera de jour ou de nuit ? Le travail a commencé de nuit, mais Miniléo est arrivé à 12h52 (pour être précise)
Est-ce que ce sera long ? douloureux ? Long... tout est relatif, première contraction à 22h30 donc, départ à la maternité à 6 h (avec travail personnel entre temps, en gérant à peu près les contractions et la douleur grâce aux positions montrées par la sage-femme) arrivée à la maternité à 6h30, pose de la péridurale vers 8h30 quand je l'ai demandé (parce que ça commençait à faire vraiment mal quand même) et là, les contractions ont été ralenties... donc dodo dans une drôle de position pour aider le bébé à descendre... et puis accélération, arrivée du gynéco et travail final et hop un bb tout chaud !! :-)
Serons-nous complices ? agacés ? concentrés ? moi dans ma douleur et lui dans l'interrogation ? Déjà, on ne s'est pas engueulés, et ça, c'est génial je trouve !! Léomath ne savait pas trop quoi faire pour m'aider et pour s'occuper... mais il était bien présent et me soutenait par des paroles d'encouragement et de réconfort
Et le trajet vers la maternité ? de jour ? de nuit ? pendant les embouteillages ? A 6 h du matin, donc pas encore d'embouteillage et du coup on a trouvé de la place dans le mini parking de la maternité
Et l'ambiance dans la voiture ? tendue ? douloureuse ? inquiète ? impatiente ? pressée ? Léomath en mode bavard et monologue, parce que j'étais davantage concentrée sur la fréquence et la douleur des contractions que sur ce qu'il disait, mais il n'y avait pas de tension
Et le trajet que Léomath n'a toujours pas regardé ? va-t-on se perdre ? vais-je avoir envie de le tuer ? En fait, il savait en gros où se situait la clinique et moi y étant déjà allée une fois, j'ai pu le guider pour les 100 derniers mètres
Et l'arrivée à la maternité ? accueillante ? pressée ? tendue ? Terriblement banal je dirais... ils en voient plusieurs jours et nuits donc ça n'a pas pour eux le côté exceptionnel que ça avait pour nous. Présentation de la carte vitale, pièce d'identité et autres papiers... et puis on monte à la maternité proprement dite...
Y aura-t-il des faux départs ? des retours à la maison ? Eh bien non. La sage-femme semblait croire qu'il s'agissait bien d'un faux-travail, vu ma bonne mine à l'arrivée, mais non, le col était déjà ouvert à 3 cm, elle a supposé que je devais être dure au mal
Et l'après ? long et seuls pour le pré-travail ? ou efficace et rapide ? Après le tout premier examen qui a indiqué que le retour à la maison n'était pas nécessaire, la sage-femme nous a demandé ce que l'on voulait faire... Euh eh bien on sait pas nous, on n'a jamais accouché encore, c'est vous qui savez !! Elle voulait savoir si je voulais la péridurale tout de suite (et donc aller en salle d'accouchement) ou si je voulais continuer le travail seule (et donc aller en chambre avant de revenir quand je le souhaitais pour la péridurale). J'ai choisi la 2e option.
Est-ce que tout se passera bien avec la péridurale ? L'anesthésiste m'a fait une péridurale très forte, au début du moins, je ne pouvais plus bouger le bas de mon corps (à partir du bassin), la sage-femme m'a dit : "Eh oui, c'est les péridurales de Simone ça !!", la sage-femme était obligée de me bouger les jambes elle-même pour me changer de position ! Heureusement, la sensation est revenue pour le travail final.
Est-ce que "ma" sage-femme sera là ? est-ce que "mon" gynéco sera là ? Ma sage-femme n'était pas là, mais mon gynéco oui et l'ambiance était très détendue et "blagante" dans la salle, c'était bien agréable... même si personnellement je ne participais pas trop.
Et l'accouchement en lui-même ? ça, je le laisse entre les mains des professionnels, trop de possibilités, trop flou Eh bien le travail final a été assez rapide, j'étais bien guidée et motivée par le gynéco et la sage-femme, je sentais que Léomath était assez impressionné par la force nécessaire et la fatigue que ça engendrait à chaque contraction (et bien content de ne pas avoir à le faire :-p) et tout ce travail a été récompensé par l'arrivée de Miniléo dont j'ai d'abord senti la tête contre ma cuisse, quelle sensation !! Je pense que je la garderai longtemps ! Et puis j'ai ensuite eu la joie de sortir moi-même le bébé et de le prendre contre moi !! Je savais que c'était possible, mais je ne pensais pas avoir cette chance !!
Et l'après avec le bébé ? magique ? bizarre ? trop épuisés ? Bizarre, c'est certain. C'était à la fois une évidence : c'est mon bébé, je m'en occupe, c'est moi qui gère etc. mais aussi un étonnement : je suis "maman" ?? ce magnifique bébé c'est "le mien" ?? et puis le flip aussi, à plusieurs niveaux, tout d'abord : c'est trop beau pour durer, il va y avoir "un truc" pour gâcher tout ça... et puis aussi le flip de tout cet inconnu face à moi : comment faire face à tout ce que je ne connais pas sur les 1001 choses qui peuvent arriver quand on s'occupe d'un tout petit.
Je dois dire que j'étais beaucoup en mode "Je" parce qu'à la maternité c'est surtout la maman qui compte, Léomath continuait à travailler en même temps, et c'est moi qui restait avec Miniléo 24h/24 et qui l'allaitait et puis je savais que je m'occuperais bien plus de lui que Léomath. Et on peut remettre toute cette phrase au présent.

Cela dit j'essaie de laisser sa place au papa aussi et de ne pas intervenir quand il s'occupe de Miniléo, même si j'ai plein de choses à redire, pour qu'il trouve sa place petit à petit et prenne du plaisir à s'en occuper. Et quand je ne parviens pas à retenir mes critiques, j'essaie de m'en excuser platement et rapidement parce que si je veux qu'il prenne sa part, je dois accepter qu'il le fasse à sa manière et je me rends compte que s'il ne fait pas comme moi, il ne fait pas mal pour autant.

Je n'ai pas de véritables peurs pour cet accouchement, je ne m'en fais ni une image idyllique, ni un film d'horreur, mais je me pose des questions. Même si je n'avais pas d'image parfaite en tête, j'espérais bien pouvoir avancer le travail au maximum à la maison, ce qui a été le cas et pour le reste, je n'ai pas eu de mauvaises surprises par rapport aux infos de la sage-femme, du coup j'ai très bien vécu l'accouchement et j'en garde un bon souvenir avec la cerise sur le gâteau : sortir Miniléo moi-même !

J'aime le côté "surprise" du : quand est-ce que ça va arriver, dans 2 heures ou dans 10 jours, chez moi ou à Leclerc, seule ou avec Léomath ou plus de personnes, contractions ou perte des eaux etc. 2 jours après donc, chez moi, avec Léomath et contractions !

Et puis il y a l'après accouchement, plein de mystères sur ce bébé que je côtoie depuis 9 mois, mais que je ne connais pas. Comment sera-t-il ? Beau comme un ange, calme pour le moment, "colliqueux" comme beaucoup de bébé, avec le sommeil facile, surtout au sein, pas très pressé de manger, mais aussi : adorable avec toutes ses mimiques d'après tétée, très réactif aux chansons, aux caresses, et c'est aussi un vrai petit singe avec ses membres longs et fins qui s'accrochent à moi... Bref, c'est un être à part entière, déjà ! Et moi, comment je vais être avec lui ? A la fois zen quand je lui parle et m'occupe de lui (même quand il hurle à cause du mal au ventre) et hyper touchée quand on me dit qu'il n'a pas pris assez de poids et que je dois tirer mon lait pour lui donner en complément (on peut même dire démoralisée, baby-bluesée) Et Léomath ? Plus attendri et émotionné qu'il (et que je) ne le pensait. Il est protecteur et flippé aussi (il respire encore là ?), mais moins présent sur les soins quotidiens... ce qu'on savait tous les deux d'avance. Et notre couple ? Comment allons-nous réagir à deux face ce bébé qui va tout changer ? Pour le moment, ça se passe très bien, les tensions sont vites démontées, on parle bien, on arrive à s'expliquer s'il y a un différend et on reste complices !!

Et puis il y a l'allaitement, qu'on a choisi à deux depuis longtemps maintenant. Comment va-t-il se mettre en place ? Douloureusement ? Avec plein de questions, de doutes ? Je ne savais pas du tout comment je me positionnerais face à l'allaitement mais les galères de ces 2 dernières semaines m'ont permis de me rendre compte que j'y tenais parce qu'il aurait été bien plus simple de lâcher l'affaire et de passer au biberon. Mais j'aime donner le sein à Miniléo, l'avoir tout contre moi, savoir que ce que je lui donne lui fait du bien et le fait grandir (du moins quand ça marche), pouvoir partir sans avoir à préparer de biberon, me réveiller la nuit et juste avoir à le prendre contre moi sans avoir à me lever.
Je ne pensais pas que l'allaitement pouvait être si complexe. Je savais que ça pouvait être douloureux et compliqué mais à partir du moment où je gérais la douleur et où le bébé prenait bien et régulièrement le sein, je ne m'attendais pas à ce qu'on me dise qu'il y avait un souci. C'était sans compter les "tétouillages" de Miniléo accompagné d'un dodo trop rapide qui ont abouti à une prise de poids quasi nulle après la sortie de la maternité et ont occasionné le branle-bas de combat de "l'autre" sage-femme et entretenu mon petit moral d'après maternité.

Les premiers jours à la maison, on sera que tous les deux... les pionniers de la découverte de bébé et de son fonctionnement !! :-)

Après, il y aura mes parents qui viennent de partir, après une semaine à la maison ; la présence de ma mère a été bénéfique durant cette période pénible et elle et mon père ont fait un boulot de dingue à la maison, qui m'a fait honte et plaisir à la fois... ça a parfois été tendu entre eux et Léomath, mais pour moi c'était que du bonus !, la mère de Léomath sûrement, elle est venue avec ma belle-belle-mère à la maternité, puis à la maison avec le frère de Léomath. Elle est très discrète mais clairement très contente d'être de nouveau mamie et que Miniléo ne soit pas trop éloigné. On a une mamie-sitter pas trop trop loin et c'est bien cool, pour tout le monde. Ma soeur, pas sûr du tout apparemment. A priori, on va réussir à se voir à Paris !! Bref, y aura du monde, est-ce que ce sera mieux ? Ou perturbant ? Ca fait du bien de voir du monde, même quand ça ne va pas, ça permet de parler de ce qui cloche et de voir que ce n'est "pas si pire" :-) Est-ce que nos parents vont se rencontrer ?? Eh bien non, THE rencontre se fera au mariage !!

Est-ce que le bébé va être assez urbain pour arriver quand ma coupine sera encore en vacances dans le coin ? Plus ça va, moins j'y crois ! Il en fait déjà rien qu'à sa tête ! Mais bon, elle sera a priori sa première baby-sitter, à Paris ! Sacré privilège quand même ! Il est même arriver avant pour qu'on ait le temps de sortir de la maternité et de prendre un peu nos marques tous les trois. Elle a lancé le départ des visites à la maison ! Et elle a surtout grave géré avec Miniléo... elle n'avait pas besoin de ça pour avoir le job à Paris ! Mais ça a fait plaisir de les voir tous les deux !

Bref, des questions... et des réponses et d'autres questions pour longtemps sûrement !!

28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 13:25

  • comment vais-je sentir que le moment approche ?
  • vais-je enfin sentir les contractions ?
  • est-ce que la poche des eaux va se rompre en premier ?
  • serai-je seule à la maison ?
  • aurai-je le temps de faire le travail préparatoire à la maison ?
  • avec Léomath ? seule ? un peu des deux ?
  • devrai-je l'appeler au travail ?
  • est-ce que ce sera de jour ou de nuit ?
  • est-ce que ce sera long ? douloureux ?
  • serons-nous complices ? agacés ? concentrés ? moi dans ma douleur et lui dans l'interrogation ?
  • et le trajet vers la maternité ? de jour ? de nuit ? pendant les embouteillages ?
  • et l'ambiance dans la voiture ? tendue ? douloureuse ? inquiète ? impatiente ? pressée ?
  • et le trajet que Léomath n'a toujours pas regardé ? va-t-on se perdre ? vais-je avoir envie de le tuer ?
  • et l'arrivée à la maternité ? accueillante ? pressée ? tendue ?
  • y aura-t-il des faux départs ? des retours à la maison ?
  • et l'après ? long et seuls pour le pré-travail ? ou efficace et rapide ?
  • est-ce que tout se passera bien avec la péridurale ?
  • est-ce que "ma" sage-femme sera là ? est-ce que "mon" gynéco sera là ?
  • et l'accouchement en lui-même ? ça, je le laisse entre les mains des professionnels, trop de possibilités, trop flou
  • et l'après avec le bébé ? magique ? bizarre ? trop épuisés ?

 

Je n'ai pas de véritables peurs pour cet accouchement, je ne m'en fais ni une image idyllique, ni un film d'horreur, mais je me pose des questions.

 

J'aime le côté "surprise" du : quand est-ce que ça va arriver, dans 2 heures ou dans 10 jours, chez moi ou à Leclerc, seule ou avec Léomath ou plus de personnes, contractions ou perte des eaux etc.

 

Et puis il y a l'après accouchement, plein de mystères sur ce bébé que je côtoie depuis 9 mois, mais que je ne connais pas. Comment sera-t-il ? Et moi, comment je vais être avec lui ? Et Léomath ? Et notre couple ? Comment allons-nous réagir à deux face ce bébé qui va tout changer ?

 

Et puis il y a l'allaitement, qu'on a choisi à deux depuis longtemps maintenant. Comment va-t-il se mettre en place ? Douloureusement ? Avec plein de questions, de doutes ?

 

Les premiers jours à la maison, on sera que tous les deux... les pionniers de la découverte de bébé et de son fonctionnement !! :-)

 

Après, il y aura mes parents, la mère de Léomath sûrement. Ma soeur, pas sûr du tout apparemment. Bref, y aura du monde, est-ce que ce sera mieux ? Ou perturbant ? Est-ce que nos parents vont se rencontrer ??

 

Est-ce que le bébé va être assez urbain pour arriver quand ma coupine sera encore en vacances dans le coin ? Plus ça va, moins j'y crois ! Il en fait déjà rien qu'à sa tête ! Mais bon, elle sera a priori sa première baby-sitter, à Paris ! Sacré privilège quand même !

 

Bref, des questions...

 

PS : j'ai tapé "accouchement" pour trouver une illustration à cette note... ce n'était peut-être pas indispensable de voir ça... !

26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 14:00

 

Je suis à 12 jours du terme et les signes annonciateurs d'un accouchement imminent ne sont pas au rendez-vous. Le bébé n'est pas descendu et le gynéco, consulté hier, m'a confirmé que le col était toujours bien bien fermé !

Malgré ce que je pensais, ça ne me stresse pas, peut-être justement parce que je ne sens pas mon corps prêt à l'accouchement.

Quoiqu'il en soit, je continue ma petite vie tranquillou. Je me lève en même temps que Léomath le matin, ce qui me permet d'avoir un rythme régulier. Pas de grasses mat' répétées avec journée et repas décalés, je suis fière de moi !

Enfin... pas de grasse mat' en me levant à 9h... je pense que d'ici peu, je me ferai doucement rire en lisant ça !!

 

Les garçons ont déménagé leur bureau chez l'Associé il y a 3 semaines et je déguste vraiment mon congé maternité depuis ce moment-là. Je me sens bien plus libre de faire ce dont j'ai envie, en écoutant la musique qui me plait etc.

La chambre du bébé est prête, sachant qu'à part ranger le bazar et monter la table à langer, je n'y ai pas fait grand chose. Pas de grands travaux, de peinture, de chambre complète qui coûte un rein. Non, on reste sobre, à notre image. On va avoir un bébé, pas un roi ou le messie.

A 3 semaines du terme j'ai réalisé que je n'avais pas le début de ce qu'il me fallait pour le sac de maternité (mis à part les vêtements pour le bb) et même si je commençais à me dire qu'il n'allait finalement pas être si en avance que ça, il valait mieux jouer la sécurité. Du coup, je suis quasiment au point, ne me manque que les vêtements de jour pour moi... j'ai du mal à savoir ce qu'il faudrait en fait.

 

Est-ce que le terme a porté de main me permet de me projeter enfin dans mon nouveau rôle de maman ?

Non. Je commence tout juste à réfléchir aux problèmes concrets du genre : il nous faudrait peut-être un cosy et une poussette, la poussette peut attendre, mais le cosy qu'on va avoir n'a pas de châssis et n'est donc utilisable qu'en voiture... pas pratique.

Des considérations pratiques de parents donc... mais pour ce qui est de réaliser vraiment que je vais être maman, responsable à vie d'un être vivant totalement dépendant de moi pendant pas mal de temps... non. Et je me dis que c'est sûrement pas plus mal comme ça et que de toute façon, c'est quelque chose qu'on apprend petit à petit. Et sûrement en se disant qu'il est mieux de ne pas tout savoir d'un coup, sinon on ne prend pas la décision d'avoir un enfant :-)

 

Par ailleurs, on a décidé de faire notre premier voyage à trois mi-juin. Le bébé aura un mois. C'est le concert de Leonard Cohen à Paris qui a créé l'occasion. Date unique en France et vu son grand âge, peut-être son dernier concert... c'est ce qu'on se dit à chaque fois, mais pour le moment le bonhomme tient le coup. Quoiqu'il en soit, on avait réussi à le rater quand on était à Paris, on y va maintenant qu'on habite à des centaines de km... logique ! Ca nous permettra de revoir nos amis et de présenter notre oeuvre !

Je suis super contente qu'on fasse ce voyage. Ca va nous obliger à bouger, à ne pas nous enfermer chez nous sous prétexte qu'on a un enfant. Je me pose des questions sur le déroulement, dans le train, entre nos différents amis à voir etc. bien sûr, mais je me dis que maintenant que les billets sont pris c'est bon, il nous restera plus qu'à nous lancer dans l'aventure et à nous débrouiller !

On va être parents, mais on continue à vivre quand même !!

 

Et sinon avec Leomath, ça va bien !! J'ai un peu peur de l'écrire... au cas où ça me porterait la poisse, mais ça fait 2 semaines que la communication est bonne, pas de grésillements sur la ligne et ça fait du bien !!!

Je pense qu'inconsciemment on se dit qu'il est important qu'on soit en phase tous les deux pour cet accouchement qui finira bien par arriver !!

 

Enjoy!

 

PS : je patauge un peu avec la mise à jour d'overblog... je ne peux pas mettre les images comme je veux.

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