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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 12:20
2 mois et des brouettes

Petit retour en arrière... J'ai écrit ça en juillet dernier.

Miniléo a déjà 2 mois. J'ai souvent lu/entendu/vu des gens dire : rooo lala, je ne me souviens plus de ma vie d'avant enfant, j'ai l'impression qu'il a toujours été là ! (ça marche aussi au pluriel). Je trouvais ça un peu bateau et niaiseux ! Je vais donc éviter de le dire... mais... hum hum.

Qu'est-ce que ça change dans notre vie, dans ma vie ? A la fois tout et rien.

Une fois l'allaitement mis en place, et le départ des gens venus nous voir, une certaine routine s'est installée. Les premières fois où j'ai dû aller à un rendez-vous avec lui, ça a été sportif !! Comment me débrouiller pour que Miniléo soit prêt, lavé, le ventre plein en étant à l'heure au rendez-vous ? Mais maintenant ça va, je suis rôdée. Et puis il y a les journées plus calmes où je me cale sur son rythme : sorties landau et/ou voiture pour les courses ou autres.

Lorsque mes parents étaient là, ils nous ont proposé de nous garder le bébé un soir pour qu'on sorte que tous les deux. Miniléo avait 2 semaines.
J'ai pas super bien vécu la soirée... c'était très étrange en fait, j'étais comme dans une bulle. Mon cerveau était très content qu'on sorte en amoureux et se disait que c'était bien qu'on se retrouve, qu'on ne soit pas que des parents, enfin surtout que je ne sois pas qu'une maman, que je puisse continuer à avoir une vie à part aussi... important pour moi.
On s'est juste fait un resto, très sympa d'ailleurs et Léomath était en verve. Mais moi, je n'arrivais pas du tout à me mettre dans la soirée, je ne parvenais pas à me concentrer sur ce qu'il disait, ni sur le resto ou même mon assiette. J'avais une partie de mon cerveau en mode "maman" qui se demandait ce que je foutais-là. Ce que me racontait Léomath m'intéressait que de très loin, moi j'avais envie de lui dire ce que le bébé avait fait dans la journée (c'est-à-dire pas grand chose, à 2 semaines...) ou ce que j'avais fait avec mes parents... ce qui ne passionne pas vraiment mon grand Léo. J'étais en total décalage par rapport à lui et j'ai eu un mal fou à lui expliquer.

Depuis ça va mieux. Notre 2e et dernière soirée en amoureux c'était pour le concert de Leonard Cohen à Paris et j'ai été bien plus dans la soirée ! On a même pu faire un rab dans un bar avant de rentrer.

Pour le moment, nos soirées sont assez identiques à l'avant-Miniléo. Léomath rentre du travail, on mange en se regardant une série, soirée tranquillou. Au début Léomath devait beaucoup (tout est relatif) aider parce que les tétées ne me permettaient pas de préparer à manger. Mais maintenant tout va bien pour le grand Léo, je peux de nouveau tout gérer (c'est mon côté langue de p*te qui ressort).

Ce que ça a changé pour nous en tant que couple. Je dirais pas grand chose. On a toujours nos périodes tendues où je suis agacée d'un rien (eh oui... psy ou pas, elles sont toujours là... peut-être moins fortes, moins longues et peut-être suis-je un peu moins butée et catégorique qu'avant... peut-être) et nos périodes où on communique, on se dit les choses naturellement et où tout va bien en somme.

Etant en congé maternité, je suis à la maison tout le temps et donc il est difficile d'aider Léomath à faire ce qu'il ne fait pas naturellement : mettre la main à la pâte. Pareil pour le bébé, il veut bien faire des gouzi-gouzi de temps en temps (de plus en plus avec l'éveil de Miniléo), mais pour ce qui est des soins donnés au bébé... pffffffiou !! J'essaie de lui garder un bain à donner par week-end... mais il lui semble impossible de le faire seul, alors que j'aimerais qu'ils partagent ce moment privilégié à deux. Et pour ce qui est des couches... comment dire, après plus de 2 mois, Léomath a changé 6 couches... dont 2 seul et jamais sur une proposition spontanée de sa part. Soupir... !

La reprise de mon travail l'inquiète beaucoup, c'est lui qui devra se charger de Miniléo le matin... ça veut dire sûrement se réveiller plus tôt qu'il ne le souhaiterait, s'occuper un minimum de lui : lui donner à manger, le changer et l'emmener chez la nounou. Etre suffisamment réveillé pour faire tout ça, sachant qu'en temps normal, pour commencer son travail à 9h30 (à 20 mn de la maison), il se lève vers 9h35...
Du coup, la reprise de mon travail m'intrigue sur sa façon de gérer les choses. Ca ne se fera sûrement pas comme je le rêverais, il ne va pas devenir lève tôt et efficace de bon matin d'un coup de baguette magique, mais il sera bien obligé de gérer un minimum et ça, c'est cool !
Par contre, pour ce qui concerne ma partie : levé vers 6h15, 2h de voiture par jour, sûrement la tête dans le fondement (une semaine tout juste après le mariage), le stress, l'inquiétude et la tristesse de quitter Miniléo + retrouver un travail dont j'ai quasiment tout oublié... eh bien, je n'y pense pas ! :-D A quoi bon ? On avisera le moment venu.

Je me cale sur le rythme de Miniléo. Le matin j'essaie de me lever une heure après sa dernière tétée, histoire d'avoir le temps de manger et de me laver avant qu'il ne se lève. Et j'y arrive bien depuis ses 3-4 semaines. Idem pour le fait de dormir chacun dans sa chambre. J'ai retrouvé la chambre conjugale après le même temps et j'en étais bien contente. Je ne me lève plus que pour les tétées et hop, chacun dans son lit. Personnellement, je dors mieux et pour lui ça ne change rien.

Ca fait 3-4 semaines maintenant que Miniléo est dans la communication : les vrais sourires, les gazouillis etc. ça change tout au niveau de l'interaction et de l'intérêt tout court. Le premier mois m'avait semblé un peu long, j'avais l'impression

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 15:45
Un début de solution

Je crois que ce qui pourrait me faire avancer dans mon couple c'est de me dire que l'homme et la femme sont différents... ouais, faut revenir aux fondamentaux.

Il y a des avancées, la femme se libère un peu, l'homme fait plus de choses dans la maison, mais au final, la femme a toujours une charge de travail bien plus élevée que l'homme.

Si déjà j'arrive à me mettre ça dans la tête, je me sentirais peut-être un peu moins spoliée au quotidien...

Je me rends compte que chez mes amies, qui me semblent être mieux loties que moi en moitié mâle... la balance est en fort déséquilibre également, mais elles le vivent plus ou moins bien selon leur degré d'acceptance (non ça ne se dit pas ?) et selon les moments aussi, j'imagine. Et surtout, certaines parviennent à demander à leur homme de faire telle ou telle chose par la douceur...
J'ai tellement de mal, moi. On m'a dit, parfois, que j'étais un peu trop brut de décoffrage, que je ne savais pas enrober les choses, que je fonçais trop dans le tas... ça doit être exactement ce qui m'empêche de demander avec moult sourires et courbettes à Léomath de bien vouloir donner le goûter à Miniléo parce que vois-tu, tu glandes sur ton ordi depuis que tu es levé (à 14 h) alors que je m'en occupe depuis 6 h ce matin, et puis j'ai une lessive à étendre, l'autre à plier et puis les courses à faire ainsi que etc. etc. etc.

Et puis je n'aime pas demander, certainement de l'orgueil mal placé, mais bon merde, on est deux dans le même bateau, non ? Il a des yeux pour voir.

Bref. Plus ça va, plus je me rends compte du nombre de femmes qui souffre de ce même déséquilibre qui m'énerve !!! Alors certes, ça ne fait pas avancer mon problème, mais ça me rassure. J'ai moins l'impression d'être avec l'homme le plus larvesque de la terre, j'ai moins l'impression que notre couple est voué à l'échec à cause de ça.

Du coup, je me dis : ah ok, c'est partout pareil à des degrés divers en fait.

Ca me fait voir les choses un peu différemment. Ca me permet de relativiser un peu et de me dire, ah oui, pour "ça" Léomath est limite pire, par contre, "ça" il ne le fait pas du tout et heureusement parce que je ne supporterais vraiment pas !

Du coup, je me dis que ça peut m'aider à ne pas m'attaquer au problème dans son ensemble pour l'éradiquer, bam ! Mais à prendre les choses une par une et évaluer le taux de gravité selon moi :-)

Prochaine étape : annoncer à Léomath qu'il va dorénavant faire sa propre lessive.

Il me reproche souvent de me plaindre alors que rien ne m'oblige à en faire tant. Que lui a un seuil de tolérance bien plus bas que le mien, alors pourquoi est-ce qu'il ferait des choses qu'il ne faisait même pas quand il était célibataire (MAIS PARCE QUE TU N'ES PLUS CÉLIBATAIRE !!!!). Il attendait toujours le dernier moment pour s'attaquer à son linge (notre première sortie à 2, après les tous premiers rendez-vous, ça a été à la laverie automatique... véridique et pas un bon souvenir... j'aurais dû me méfier !)... eh bien qu'il retrouve ses bonnes vieilles habitudes de célibataire.

J'y arriverai peut-être d'ici 22 mois, vu mon efficacité à mettre en place ce genre de choses.

Je pense que ma nouvelle psy va m'aider dans ce sens... si on arrive à se voir un jour.

Le premier rendez-vous a été raté, par sa faute. Elle avait noté le mauvais jour (échange par mail clair... notage dans son agenda pas clair).

Le 2e rendez-vous, gratuit du coup, s'est très bien passé. Je lui ai fait un tour d'horizon des protagonistes, on s'est bien comprises et les pistes de travail ont été établies. Elle est directe, chaleureuse... j'ai un bon feeling.

Le 3e rendez-vous a été raté également, par ma faute cette fois. Je me suis emmêlée les pinceaux entre l'heure de rendez-vous et l'heure à laquelle je devais partir du boulot... Un acte manqué ? Je ne pense vraiment pas parce que je réfléchissais depuis 2 jours aux sujets que je souhaitais aborder avec elle, notamment sur nos 2 semaines de voyage de noce... les vacances étant toujours un moment délicat à passer. Et beh du coup, on se reverra après... dommage...

Cette lente prise de conscience (déséquilibre des tâches tout ça) ne me permet pas du tout de me détendre du slip au quotidien, pour le moment... mais j'ai quand même l'impression que ça va dans le bon sens.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 16:52
Lueur

Demain j'ai rendez-vous chez une psy… une autre.

Pourquoi reprendre rendez-vous après un an et pourquoi chez une autre ?

J'ai repris rendez-vous pour gérer mon agressivité, encore et toujours. Pour apprendre à juguler le besoin irrépressible qui me vient de gueuler quand Léomath m'énerve, dit quelque chose qui ne me plaît pas etc. D'autant que je me rends compte que lorsque j'ai l'impression de vaincre cette envie de gueuler… je pallie à la colère par de l'ironie blessante, méprisante… c'est vachement mieux !

Léomath… parce que c'est essentiellement avec lui que je réagis comme ça. Je sais l'avoir fait en famille. Au moment où je la voyais beaucoup plus, ma famille, et au moment où elle était très importante, parce que j'étais célibataire. Je sais l'avoir fait ponctuellement avec des amis proches… En gros, faut pas m'approcher de trop près !

Plus j'aime, plus je mords. Je sais que c'est avec nos proches qu'on est le plus naturel, qu'on se relâche… mais ça ne veut pas dire que tout est permis. Je veux apprendre à reconnaître les rouages qu'il y a derrière ces réactions animales et apprendre à les détourner.

Pourquoi avec une autre psy ?

Je n'ai pas réussi à établir de vraie discussion avec la dernière. Elle m'a permis de rester derrière un petit paravent, de parler des sujets brûlants en les effleurant, sans trop pousser, sans trop gratter. Je me sens davantage prête aujourd'hui à me frotter à eux, et j'ai peur de ne pas y parvenir si je retourne avec elle. De me retrouver dans notre relation "non piquante" où on restait un peu en surface.

Je veux recommencer à zéro, parler franchement des choses, qu'on me bouscule, me pousse dans mes retranchements, pour avancer.

Je veux établir clairement qui on est, Léomath et moi, notre passé, nos failles, ce qui m'agace, tout, pour établir une hiérarchie, voir ce qui est acceptable pour moi, ce qui ne l'est pas et du coup comment le changer.

Admettre que ce n'est pas dire du mal de Léomath si je parle de lui à ma psy, que c'est pour me faire avancer, que c'est pour du mieux pour nous.

Dans l'absolu, il serait bon qu'il fasse le même travail de son côté, mais je ne peux que lui suggérer… à lui de faire le pas quand il le sentira.

J'aurais aimé avoir affaire à un homme, pour avoir un autre avis que le mien mais il semble que ce soit une denrée rare par chez moi.

Est-ce à dire que rien a changé depuis tout ce temps ?

Non, au contraire.

L'arrivée de Miniléo a accentué les déséquilibres entre nous. La fatigue, l'impatience et les ressentiments de part et d'autre ont abouti à des prises de tête violentes, notamment le soir de Noël et quelques jours après mon anniversaire (qui s'est formidablement passé par ailleurs).

Cela dit, ces deux énormes crises auront eu deux points positifs en ce qui me concerne.

Lors de la première, j'ai verbalisé toutes mes craintes, mes inquiétudes quant à nos débuts, mes doutes… autant de sentiments ambivalents que je conservais tout au fond et qui me faisaient honte. J'ai lancé tout ça à la figure de Léomath dans un énorme ras-le-bol. Il a réceptionné le tout comme il a pu, ne comprenant pas bien d'où ça sortait.

Il a mis du temps à encaisser et a tenté de me montrer à quel point j'avais tort les jours suivants.

Et comme souvent, le fait de sortir tout ça m'a soulagée. Ce qui me semblait ÉNORME est devenu ridicule… et pfiout, oublié ! Ce qui a été bien plus difficile pour Léomath… :-/

La deuxième crise était davantage à l'origine de Léomath, c'est lui qui avait un gros ras-le-bol à son tour. Gros, le ras-le-bol. Je n'avais pas compris à quel point. C'est toujours moi qui gueule, qui ai des récriminations, des envies/besoins que les choses changent. Les crises partent de moi généralement… jusqu'à ce que lui s'énerve. Il met du temps à démarrer, mais après ça duuuure.

Sauf que là, je n'avais pas compris que son point de non-retour était atteint, que les tensions et prises de tête permanentes, il n'en pouvait plus. Qu'il était arrivé à une solution radicale, pour arrêter ça.

Wouhou ! La baffe !

Ca fait voir les choses différemment, rend les "menaces" extrêmement concrètes, réalistes, soudain. Un avenir tout pourri s'ouvre à soi et on se dit que non, définitivement, c'est pas ça qu'on veut.

Et du coup, si c'est pas ça qu'on veut, eh bien il faut trouver des solutions pour améliorer ce qu'on a.

Depuis ce séisme, ça va bien. Chacun fait des efforts, est à l'écoute de l'autre.

Mais je sais pertinemment que le train-train et la fatigue aidant, on va retrouver notre schéma de base.

D'où ma décision de rendez-vous avec une psy.

Jusqu'à la semaine dernière, je me disais que j'avais vraiment pris ce rendez-vous pour rien, que cette énorme crise nous avait fait un bien fou et qu'on avait trouvé notre rythme de croisière, mais un petit échange pas piquer des vers est venu me rassurer... !

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 14:46
Le partage des tâches

Le principal sujet de nos disputes, le sujet qui me fait partir dans les tours très vite, mon leitmotiv lors des engueulades... c'est le partage (inégal) des tâches.

Et pourtant, je ne suis pas très au clair avec ça.

La balance est déséquilibrée entre Léomath et moi. C'est su et reconnu par les deux partis. La plupart du temps je m'en accommode, voire, je m'enorgueillis de mon organisation, du dîner que je viens de faire (un vrai plat avec de vrais légumes et qu'en plus c'est bon et qu'en plus Léomath se ressert !), de m'occuper de Miniléo, du temps qu'on passe tous les deux etc.

Et puis je dois reconnaître que j'aime me sentir indispensable. Qui est-ce qui fait tourner cette maison, hein ? Qui c'est ?!

Mais justement, pour tout ce temps que je donne à la communauté (entendre nous 3), j'aimerais une reconnaissance spontanée et sincère de Léomath... chaque jour, pour chacune de mes œuvres ! Alors qu'il serait plutôt du genre à ne rien remarquer du tout et à s’enorgueillir quand il change une couche.

Ca c'est une partie du problème, l'autre c'est l'air du temps.
La femme doit être indépendante, se libérer de toutes ces tâches aliénantes pendant que l'homme au contraire, se modernise en prenant sa part efficacement et avec le sourire en plus.

Or, si une part de moi aime maîtriser, gérer, organiser, planifier ; une part plus importante encore est fainéante et ne demanderait qu'à déléguer.

J'ai du mal à assumer notre partage des tâches parce qu'il n'est pas vraiment de mon fait... il est essentiellement dû à l'inertie de Léomath et l'obligation que je ressens de faire les choses moi-même, vu qu'il me semble impensable de ne rien faire.

Mon moi naturel pencherait vers la modernité et l'équité, mais la réalité de mon couple me pousse à me bouger les fesses et il en découle une certaine fierté pour tout ce que je parviens à faire.

Du coup, il arrive très souvent que je sois occupée à une tâche ou une autre, légère, chantante, de bonne humeur et l'arrivée de Léomath casse mon élan. Il n'a même pas besoin d'ouvrir la bouche pour que je sois irritée. Sa présence suffit à faire remonter mon malaise : le fait que je sois en train de "travailler" et lui non (soit qu'il dormait ou jouait à un jeu vidéo), met le doigt sur le rôle que je pense que la société m'attribue : celui de la fille qui se laisse marcher sur les pieds, qui se fait exploiter par son mec.

Comment est-ce que je peux changer mon propre regard ?

La société a-t-elle des vues si tranchées ? Et même si c'était le cas, le problème vient de moi, de ma perception des choses, pas de la société.

Le problème vient également de Léomath qui n'en fout pas lourd, c'est un fait, mais on y travaille... lentement mais sûrement.

J'aimerais parvenir à modifier ma perception des choses. Réussir à accepter notre partage non équitable des tâches ménagères, ne pas rester schizophrénique sur le sujet : intérieurement prendre mon pied à faire des choses / extérieurement en vouloir à mort à Léomath parce que c'est moi qui fait tout dans cette maison !!

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 14:35

Ce matin, je suis tranquillement installée devant mon ordi à lire les derniers posts des blogs que je suis et je sens très distinctement le pied du bébé faire une sorte d'arabesque juste sous mes côtes. 
Si ça c'est pas du bonheur, qu'est-ce que ça peut être ?

Il est 10 h, je suis en congé maternité depuis une semaine, c'est l'anniversaire de Léomath aujourd'hui et pour le moment il ne pleut pas (mais ça, ça ne devrait pas durer... !). 

 

Depuis l'arrêt de la psy, on a connu des moments de tension Léomath et moi, mais rien de commun avec avant. 
Là, je pense que mes hormones y sont pour quelque chose, même si je trouve facile de tout mettre sur leur dos (aux hormones, les pauvres !). Il s'agit généralement d'énervement de courte durée, genre une soirée, qui sort de nulle part, sans véritable fondement et surtout qui ne se nourrit pas de lui-même et qui passe assez vite.
Alors, le temps que ça dure, c'est pas la joie hein, faut être clair, mais ça ne prend pas des proportions démesurées et puis surtout, ça n'arrive pas souvent. 

 

                                                                 -----------------------------------------

 

tristesse.jpg

 

Voilà ce que j'avais commencé à écrire hier matin.
Mais ça, c'était hier.
Depuis il y a eu la fin de son anniv' (commencé samedi dernier) et l'engueulade après 22h.
Ce matin, j'ai dit un mot "bonjour" qui s'adressait davantage à l'Associé qu'à Léomath. Depuis, rien.

J'ai fait exprès d'aller prendre un looooong bain au moment de la préparation du repas de midi. Quand j'en suis sortie, j'ai croisé Léomath qui finissait sa compote, sans commentaire.

Bien sûr, il avait mangé dans son coin sans faire à manger pour deux. Ca pouvait être "logique" dans le sens où on est en froid, mais je sais parfaitement qu'il ne l'aurait pas fait de toute façon. Ca lui semble évident que je fasse la bouffe pour nous deux, mais qu'il la fasse lui-même quand j'en suis empêchée, non. Il se fait un plat tout prêt et picétou. Ce n'est pas de la méchanceté, c'est de l'égoïsme ordinaire... pour ne pas dire machisme.

 

Pourquoi l'engueulade d'hier ? Pour je ne sais quelle raison, on a évoqué mon propre anniversaire, en janvier. Or, les cadeaux que Léomath me fait sont un sujet délicat pour moi, parce que je suis toujours frustrée. Non pas des cadeaux en soi qui sont souvent pas bêtes et me font plaisir, mais de "l'emballage" si je puis dire... et je ne parle pas papier cadeau hein.

Exemple typique, le 24 décembre, Léomath dans la ville près de chez mes parents, se creusant la tête pour savoir ce qu'il pourrait bien m'offrir pour Noël et me posant des questions.
Et moi, ça, ça me met en rage !

Pour moi, l'anniversaire ou Noël, c'est l'occasion de chercher ce qui peut faire plaisir à l'autre, le moment de l'année où tu sors un peu du quotidien et tu te creuses les méninges pour vraiment être à l'écoute de l'autre et comme c'est quelque chose de plaisant à faire, tu t'y prends à l'avance.
Et ce qui fait partie du "package" c'est de faire la surprise et puis si tu veux, tu lui expliques les réflexions qui t'ont amenées à ce résultat après coup... d'autant plus si tu vois que le ou les cadeaux ont atteint leur but !
Mais en aucun cas tu ne demandes à l'autre s'il veut ça ou ça ou ça la veille ou le jour J.
Pour moi, ça revient à dire que tu t'en fous totalement de son cadeau, que tu y penses une fois que tu as le nez dessus et que tu auras oublié aussi sec.

 

Alors je sais que cette notion d'anniv' (ou Noël) est intimement lié à ce qu'on a vécu plus jeune et que forcément Léomath et moi n'avons pas ce même vécu et donc la même approche des cadeaux.

Mais j'ai essayé plusieurs fois de lui faire part de ce qui me gênait dans sa façon de faire... sans résultat.


Pour son anniv', je me suis cassée la tête et j'étais contente parce que de toute évidence le but a été atteint, avec un petit quelque chose hier soir, parce que c'était the D-day.

J'aurais bien sûr pu m'arrêter là et en être juste heureuse. Malheureusement, je suis terriblement humaine et m'est revenue à l'esprit que le jour de mon anniv', il a fallu que je lui dise que je trouvais pas ça très cool de faire la bouffe pour nous deux, comme d'hab'... du coup, j'ai eu droit à une pizza du camion à pizza.

Je me rends bien compte du côté "fille pourrie gâtée" et "matérialiste" que ça donne. Et pourtant, je ne pense vraiment pas être comme ça. Pour moi c'est l'intention qui compte et l'attention à l'autre... et c'est ce qui manque terriblement à Léomath par moment et qui me frustre tellement.

 

Suis-je trop exigeante à vouloir ce qui me ferait plaisir ? 
Ne suis-je pas assez douée pour m'exprimer sereinement sur le sujet afin qu'il m'entende ?
Ai-je définitivement bousillé nos anniversaires et Noël à venir en m'énervant une fois de plus, le soir de SON anniversaire ?

 

Pffffffffff 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:15

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Voilà, c'est fini, après 7 mois de séances de psy, on en a conclu qu'on s'arrêtait là.

Le travail de la dernière séance a été vraiment très bénéfique. L'agressivité qui me posait tellement problème a disparue. 
Pendant ce mois écoulé, les quinze premiers jours ont été idylliques et les 15 suivants ont été... normaux. Alors que concrètement, Léomath n'a rien changé à ses différentes attitudes. C'est mon regard à moi qui a changé.

La psy a su me faire voir les choses différemment. Le fait de trouver l'origine de mon attitude si agressive envers lui, a fait se dégonfler tous mes énervements, a fait disparaître mes craintes.

Du coup, quand il me dit quelque chose qui ne va pas à 100 % dans mon sens, je n'ai plus peur de lui dire qu'il a raison... avant, il fallait que je morde coûte que coûte !!!

 

Bref, j'ai l'impression d'avoir atteint mon objectif de départ et je suis surprise de la rapidité avec laquelle ça a été fait !!

Et je sais que je peux revenir la voir dès que ça n'ira plus, c'est rassurant. Parce que je sais bien qu'il y aura encore des moments difficiles et je sais qu'avec le chamboulement à deux pattes qui va arriver, on va être confrontés à la fatigue, l'incompréhension et la tension. D'où ma volonté de régler ces problèmes de couple avant.

Bref, je suis fière de moi, contente d'avoir trouvé cette psy par hasard et qui me convenait si bien, contente du chemin parcouru et tellement contente de notre vie à deux depuis 1 mois !!!

 

PS : La photo est issue de notre faire-part de mariage, elle me semble bien convenir dans les deux cas.

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 13:20

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Eh oui, depuis une semaine, tout baigne ! 

En fait, ça fait une semaine que mon humeur a changé du tout au tout et quelle révolution, quel bonheur !!
J'en étais arrivée à un point où je remettais mon couple en question... si j'étais de si mauvaise humeur tout le temps, est-ce que ça ne voulait pas dire que je m'étais trompée dès le début avec Léomath ???

Et le bébé et le mariage ???

 

Ma séance psy approchait et je me suis dit qu'il fallait arrêter avec l'hypnose, ça prenait les 3/4 de la séance à chaque fois et m'empêchait de parler de ce qui me posait vraiment problème.
J'étais curieuse de cette hypnose, mais au final, je n'ai jamais eu la sensation que ça me faisait avancer. D'un autre côté, elle avait justement le mérite de faire diversion et de m'éviter de parler de sujets qui me gênaient vraiment...

Je suis donc arrivée au dernier rendez-vous en disant à ma psy que je voulais arrêter ces séances d'hypnose et parler, échanger sur les sujets vraiment gênants. Le masculin/féminin, le guerrier tout ça, c'est bien beau, mais moi j'ai des faits concrets à vous exposer, ce que je n'ai toujours pas fait au bout de 6 mois de séances...

Et qu'est-ce que j'ai bien fait ! En une séance, on a parlé précisément de l'ensemble des sujets qui me posaient problèmes et elle m'a permis de les voir de façon tout à fait différente, ce qui m'a fait faire un sacré bon en avant.

Je n'étais sûrement pas prête avant, il fallait sûrement que cette demande vienne de moi.
En tout cas, le résultat est sidérant. Léomath et moi sommes complices comme jamais, on discute, on échange, on rit... comment ça, c'est un peu tout l'intérêt d'être en couple ?? Eh bien moi, j'ai l'impression de le découvrir ! Et je me dis qu'il est vraiment chouette ce mec-là !!

J'ai juste une angoisse, est-ce que ça va durer ?

Mais je me dis que me mettre la pression ne sert à rien, vivons, dégustons et avisons... ! 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 14:40

Avec Léomath, nous sortons de 2 semaines horribles... encore - soupir.

2 semaines pendant lesquelles il a, à mon sens, dormi n'importe comment ; en commençant sa nuit sur le canapé du salon, se réveillant entre 2 et 3 heures au milieu de la nuit et se recouchant vers les 5-6h du matin, dans le lit cette fois... ce qui ne manquait pas de me réveiller, et à une heure du lever, pas moyen de me rendormir.

Je ne dis pas que c'est la seule cause, mais ça a nourri mes énervements. Parce que oui, pendant 2 semaines non stop, j'ai eu en moi une montagne d'agacements/énervements en tout genre, uniquement dirigés contre lui... le reste de mon quotidien se passait très bien.
Enervements que j'essayais de contenir mais qui sortaient (tels des boulets de canon) à la moindre phrase de travers qu'il pouvait dire (ou blague, ou phrase anodine dite sur un ton qui ne me convenait pas).
Lui bien sûr, tombait des nues à chaque fois se demandant d'où me venait ces colères... et moi je me disais qu'il l'avait bien mérité.

Ambiance...

Dimanche dernier, on a fini par parler sérieusement de tout ce qui n'allait pas. Je lui ai reproché entre autres choses, qu'on ne sortait pas. Il m'a dit que je n'étais pas très moteur dans ce sens-là... je lui ai dit que c'était de sa faute.
Hum... et je me suis arrêtée parce que je me suis dit que je déconnais un peu quand même sur ce coup-là. 
Certes, le fait qu'il se lève à des heures indues et soit aussi actif qu'une limace en fin de vie ne me motivait pas des masses... mais je sais que cette frustration (de ne pas se balader) je pouvais y remédier par moi-même.

Il fut un temps où je m'étais promis de profiter de mes vendredis chômés pour faire de petites randos entre moi et la nature. Et suite à cette promesse... j'ai arrêté les dites randos ! Comme quoi, c'est comme les bonnes résolutions...

Forte de cette constation, je m'étais dit en début de semaine que si le temps le permettait, j'irais me balader le vendredi suivant. Une petite promenade facile vu que je n'avais pas marché depuis le début de ma grossesse et que je ne savais plus trop où j'en étais question résistance.


 

Hier, voyant le temps fort clément et le ciel bien bleu, j'ai choisi une rando courte et sans dénivelé.
Mais la balade fut assez décevante... le lac était en fait une mare. Le seul intérêt résidait dans la petite forêt traversée et les nombreux ânes et chevaux rencontrés tout du long.

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La balade terminée, j'ai repris la voiture et me suis dirigée au feeling. Je suis alors arrivée dans un village surplombé par une jolie falaise. Je me suis alors garée et ai trouvé rapidement un petit chemin qui longeait cette jolie falaise. 
Quel bonheur ! Il faisait magnifiquement beau et doux, j'étais seule au monde... mis à part deux couples en pleine escalade que j'entendais distinctement alors qu'ils étaient assez loin.
Là aussi, je me suis laissée portée par l'attrait que les chemins exerçaient sur moi, sans chercher à revenir sur mes pas pour ne pas me perdre.

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Je me suis fait plaisir, en m'écoutant quand même pour ne pas m'arrêter épuisée et loin de tout. Je suis revenue par le village, très joli d'ailleurs, et j'ai vraiment vécu un moment très agréable.

Donc au final, j'ai marché 2 fois plus que prévu, avec du dénivelé... et c'était fort agréable !!
A refaire prochainement !!
D'autant que je suis revenue à la maison heureuse et détendue... que demande le peuple ??

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 12:35

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Cette année on fêtait Noël chez mes parents, chacun son tour. On est resté plus de 10 jours ! Ca ne m'était pas arrivé depuis mes 18 ans, ma mère n'y croyait pas !!

- Noël a commencé le vendredi 21 au soir : écho morphologique où le gynéco a cherché la petite bête dans tous les recoins de mon utérus. Il ne l'a heureusement pas trouvé. Tout va bien et notre petit bonhomme est pile au milieu des courbes de taille et de poids... parce que oui, c'est un garçon !

Alors déception ? Eh bien non ! L'impression que si ça avait été une fille je me serais sentie plus proche d'elle, dans le sens où "je sais comment ça marche" mais là, ce sera une découverte. Je lui appliquerai peut-être moins de sentiments plaqués du coup.

 

- Durant le séjour chez mes parents, premières critiques de ma mère sur Léomath... tiens ça fait donc ça d'entendre son homme critiqué par sa mère ? Elle s'était abstenue jusque-là, mais j'imagine qu'avec un long séjour comme ça c'était inévitable. J'ai même eu droit à : "Vous choisissez quand même de drôles de maris toi et ta soeur", tiens, prends ça dans les dents Sido ! :-)
Bah c'est pas agréable, d'autant plus quand elle souligne quelque chose qui me gène moi-même, quand elle met le doigt sur ce qui me pose problème, entre autres.
Mais j'ai été assez fière de ma réaction. Je lui ai dit que c'était un problème, que ça me gênait également, mais sans faire de surenchère. En gros, ce n'est pas son problème.
Et là où j'ai été encore plus fière, c'est que cette discussion m'a fait réfléchir, bien sûr... j'y ai beaucoup pensé, mais malgré tout, ça ne m'a pas mis en froid avec Léomath, je ne lui ai pas fait porter le poids de la discussion, de ce que ça a remué en moi.

J'ai suffisamment à gérer avec mes propres énervements face à lui, si en plus je dois lui balancer ceux de ma mère, on ne va pas y arriver.

De manière générale, ce séjour s'est bien déroulé entre nous. Je me souviens d'un des premiers dans ma famille, où je m'étais sentie très bien avec les miens, ça c'était super bien passé, bonne ambiance tout ça... par contre, gros fight avec Léomath. On s'était pris la tête plusieurs fois, il ne comprenait rien, se mettait à part etc. Et ça s'était terminé avec lui qui fait la gueule (extrêmement rare), même si les autres n'avaient rien vu.
J'ai compris après coup que je l'avais laissé tomber, j'avais agit normalement avec ma famille et m'étais étonnée voire agacée que lui ne se coule pas dans le moule.

Mais nos familles sont tellement (tellement, tellement, tellem...) différentes et le fonctionnement de la mienne l'avait heurté à bien des égards, il éprouvait au mieux de l'incompréhension... au pire, je préfère ne pas savoir !

Bref, j'attendais beaucoup moins de la fusion de Léomath et de ma famille cette fois. Je sais qu'il s'agit de deux univers très différents. J'essaie de profiter au maximum des miens, tout en restant connectée avec lui. Je ne lui en demande pas trop.
Alors forcément, ma mère tique, il n'agit pas comme elle le souhaiterait, il n'agit pas non plus comme je le souhaiterait dans l'absolu, en même temps c'est un homme, pas une marionnette en pâte à modeler.
Il n'y a pas eu de clashs entre nous... ma mère n'aurait juste pas choisi ce gendre-là pour moi... oh surprise !! 


Ces vacances de Noël, c'était aussi l'occasion de revoir la grande famille de ma mère avec le traditionnel rassemblement entre Noël et le Jour de l'an. Je me faisais une joie de revoir tout le monde. J'aime ces gens et l'ambiance de cette fête et j'avais loupé la dernière. Et puis surtout je me faisais une joie de présenter Léomath à ma famille et ma famille à Léomath, dans ce cadre-là tout particulièrement. 
Et ça me semblait important qu'il les connaisse mieux avant le mariage... 
Mais il était écrit que ce rassemblement se ferait sans nous. Une gastro d'une journée nous a tenu loin de ces festivités... grosse grosse frustration.

Juste après Noël, le grand-père de Léomath est décédé. Évènement traumatisant s'il en est. Non pas qu'il était particulièrement proche de lui, mais il a un rapport très compliqué avec la mort, elle le paralyse, le terrorise... bref sujet tabou. 
Encore une différence avec ma famille où on en parle librement, la mort des proches ou des moins proches, fait partie de la vie. D'ailleurs mes parents sont très investis au niveau local sur tout ce qui touche l'accompagnement des familles, la maladie, la mort, les enterrements etc. Autant de choses avec lesquelles Léomath a beaucoup de mal.

Bref, le décès du grand-père de Léomath a un peu changé notre programme. On a fait un détour par Paris, où se déroulait la crémation. Ca nous aura au moins permis de revoir une partie de sa famille. Il a du mal à voir la partie positive d'un tel événement, mais j'ai trouvé que c'était sympa de se retrouver tous ensemble après. On a pu annoncer nos projets pour 2013 : bébé et mariage (je n'ai pas bien compris comment il se faisait qu'ils n'étaient pas encore au courant mais c'est un autre problème).
Cet été, nous n'avions pas pu voir cette branche-là de sa famille (et donc le grand-père également) alors que c'est la plus abordable pour moi (la branche ! :-p).

La suite demain...    

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 20:00

medium Guerrier scandinave

 

La dernière fois que j'ai vu ma psy, je me disais que je n'avais pas grand chose à lui dire... le début de la fin ? 
Tout s'était bien passé durant ce dernier mois, rien de notable à raconter avec Léomath, tout allait bien, la grossesse se passait bien... etc.
Et puis, au moment de partir à mon rendez-vous, Léomath se levait à peine et nous avons eu un échange anodin pour lui, trop lourd de sens pour moi. Je me suis sentie "envahie", non respectée en tant que femme en général et compagne en particulier. Du coup, agression et colère de ma part.
Je me suis dit que ça me faisait au moins ça à raconter à ma psy !

Et là, surprise ! Elle n'a pas eu la réaction à laquelle je m'attendais. Je pensais qu'elle allait me dire que j'avais été un peu trop impulsive, que j'aurais dû me poser 2 secondes avant de répondre, mais que quand même, Léomath exagérait...

Et en fait, elle m'a dit : mais pourquoi cette question vous a-t-elle tellement atteinte ? Qu'est-ce qu'elle a provoqué en vous ? Elle était anodine voire assez logique, vous auriez pu juste répondre non si vous n'étiez pas d'accord. Pour quelle raison avez-vous tellement été en colère ?

Et elle m'a parlé d'archétype. Est-ce que je voyais de quoi elle voulait parler ? Et m'a donné un exemple pour éclairer son propos, l'archétype du guerrier.

Elle m'a expliqué tout d'abord qu'il y a du positif et du négatif dans chaque archétype. Et c'est quand un archétype est beaucoup plus présent que les autres (que ce soit en positif ou négatif) qu'il y a un souci.
Et 2e grosse surprise, l'archétype du guerrier n'était pas un exemple pris au hasard, c'était celui qui me caractérisait parfaitement, qui était trop présent chez moi.

Pour moi, le guerrier évoque un homme courageux et meneur d'homme. Et l'autre versant : sanguinaire, voire cruel.
Rien de commun avec moi donc.

De ce que j'ai pu retrouver de l'archétype du guerrier, grâce à mes recherches sur Internet :

L'action du guerrier se définit sur deux plans :
- à l'extérieur : le modèle du guerrier commande de se mettre au service d'une cause

- à l'intérieur : il commande au guerrier de travailler sur lui-même, car c'est avant tout sur lui-même qu'il doit remporter une victoire
Qui dit guerrier, dit guerre. La guerre sainte possède un symbolisme important. Elle a pour fin, la destruction du mal, le rétablissement de la paix, de la justice, de l'harmonie, aussi bien sur le plan cosmique que social.

 

De ce que j'ai compris et retenu des dires de ma psy, il semblerait que ma piètre estime de moi, liée à cet archétype guerrier un peu trop présent, ferait de moi une furie qui a terriblement peur qu'on veuille asservir sa petite personne, abuser d'elle et de sa candeur et du coup, le guerrier en moi, est près à défendre la veuve (moi) et l'orphelin (moi), contre l'agresseur (Léomath) qui voudrait leur faire du mal ou les asservir.
Le problème étant que Léomath a bien des défauts, mais il est doux comme un agneau. Et j'obtiendrais bien plus de lui avec un "non" doux et argumenté qu'avec un "ah non mais ça va pas, espèce de sale exploiteur !! Tu vas arrêter de te servir de moi et d'attendre que je fasse tout à ta place, je ne suis pas ta bonne !!"

Mais allez dire ça à mon guerrier aussi...

Du coup, la séance d'hypnose a porté sur mon guerrier... histoire de le calmer, le rassurer et lui mettre des limites.

En sortant de la séance, je pensais avoir tout bien compris ce qu'elle m'avait dit. J'étais un peu sonnée de ce que j'avais appris, mais une fois de plus, j'avais l'impression d'aller dans le bon sens.

 

Et puis arrivée à la maison... eh bien je me suis rendue compte que malgré toute la compréhension du monde, mon guerrier semblait toujours un poil hérissé et il l'a bien fait comprendre à Léomath qui cherchait de toute évidence à l'asservir encore une fois... heureusement qu'il veillait au grain...


Bref, les jours suivant ont été pénibles. La séance n'a pas porté ses fruits rapidement, c'est le moins que l'on puisse dire. Les soi-disant agressions de Léomath se sont succédées et je n'arrivais pas à prendre le recul nécessaire pour entendre ce qu'il me disait au lieu de réagir brusquement et violemment, persuadée que je devais défendre mon bout de gras avant de me faire avoir définitivement.

Je ne pense plus du tout que mes séances tirent à leur fin, au contraire... je me disais en début de semaine que je n'en verrais jamais le fond... que j'ai de toute évidence une faille, une terrible mésestime de moi couplée à de l'orgueil qui me fait partir vers des directions contradictoires : peur de l'asservissement + agression décuplée pour dissimuler et vaincre cette crainte ; et je ne vois pas comment sortir de ce problème.

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